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Les maladies de la vigne

La vigne est une merveilleuse liane mais néanmoins sujette à de grandes maladies qui peuvent la dévaster. JUSTE vous donne quelques repères pour comprendre comment les vigneronnes et vignerons luttent pour la garder en bonne santé !

De quoi parle-t-on ?

Pour faire simple, il faut savoir qu’il existe des maladies dites « cryptogamiques » dans la vigne. Autrement dit, ce sont celles qui sont causées par des champignons. Les principales sont le mildiou et l’oïdium. D’autres, telles que l’esca ou le black-rot, causent également des ravages. Le mildiou fait apparaître des taches sur les feuilles et peut terriblement faire baisser le rendement normal du vignoble. La seconde, l’oïdium, se développe plus sournoisement et attaque, quant à elle, aussi bien les feuilles que les grappes. Si l’on parle seulement de ces deux maladies, sachant qu’il en existe d’autres, on comprend aisément que traiter ses parcelles est une nécessité, soit en préventif soit en curatif, soit les deux. Pour avoir quelques repères supplémentaires, on peut résumer les traitements phytosanitaires en trois catégories : les fongicides, les herbicides et les insecticides. Selon le mode de conduite adopté par la vigneronne ou le vigneron et la certification, on choisit des utilisations différentes et plus ou moins limitées.

Quels sont les remèdes ?

On ne va pas vous faire une tartine sur tous les traitements possibles, puisqu’ils diffèrent d’une région à l’autre, d’un cépage à l’autre aussi et surtout selon le moment dans le cycle de la vigne auquel les attaques surgissent. Il faudrait des heures pour tout expliquer ! Non, on va juste vous parler de ce qui nous semble essentiel. 
 

Le Cuivre

D’abord, le cuivre. Parce que l’on entend souvent que c’est un traitement lourd dans les vignes et que c’est dangereux. On utilise le cuivre en fait pour lutter principalement contre le mildiou et secondairement contre le black-rot. C’est un produit de contact qui a un effet fongicide justement mais les tonnes utilisées par les agriculteurs et les vignerons depuis des décennies pose question sur l’équilibre des sols. Ces derniers connaissent une vie microbienne amoindrie par ce cuivre qui ne se dégrade pas dans le sol mais qui s’y accumule. 

Depuis février 2019, son utilisation a été réduite, en plafonnant les doses par hectare et par an, en lissant sur quelques années. Comme le sulfate de cuivre est l’ingrédient principal de la célèbre «  bouillie bordelaise », avec la chaux, il n’est pas toujours facile de trouver une parade. On peut en utiliser moins et surtout mieux, en s’adaptant au maximum à chaque année, les conditions climatiques changeant à chaque millésime. On évite ainsi de faire un nombre de traitements systématique mais on privilégie le sur-mesure. Certains tentent également de l’associer à d’autres traitements, comme les huiles essentielles en pulvérisations par exemple. D’autres domaines travaillent sur des plantes capables de capter le cuivre, qu’ils plantent entre les plants de vignes. 

Il  n’existe pas à ce jour de traitement miracle qui remplacerait la fameuse bouillie bordelaise et le cuivre. C’est pour cela aussi que l’on comprend mieux pourquoi certains vignerons adeptes du Bio et profondément respectueux de l’environnement, choisissent de ne pas entrer dans un processus de certification, afin de garder une porte de sortie, en cas d’attaque massive de leur vignoble. Quand on sait que certains vignerons en Bio peuvent passer en tracteur plus de 15 fois dans leurs vignes avec les litres de gazole qui s’ensuivent, la question de la cohérence se pose en toute logique ! Bilan carbone pas terrible mais label Bio quand même, pas facile de choisir une solution miracle…

Le Soufre

C’est un peu le même problème avec le soufre. Nous parlons bien du sulfate de cuivre que l’on utilise dans le vignoble, pas le SO2 de la vinification.  On l’utilise soit en poudre soit sous forme de mouillage et il est souvent difficile de s’en passer notamment face à l’oïdium. Il existe des traitements qui le combinent avec de l’huile essentielle d’orange qui semblent donner de bons résultats. On sait aussi que certains vignerons en bio et biodynamie utilisent du lactosérum ou lait caillé pour enrayer ce champignon qui cause tellement de dégâts dans nos vignes. 

Ça ne va pas en s'arrangeant....

Pour finir, il faut savoir que les maladies de la vigne ne s’arrangent pas quand celle-ci est en déséquilibre. Le réchauffement climatique, l’appauvrissement des sols et la mauvaise santé globale du vignoble, ne favorisent pas une baisse de ces attaques.

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